Arrêter de se justifier pour se faire respecter

On vous a peut-être souvent appris à fournir des explications pour rendre compte de vos actes. Un enfant, par ce biais, prend conscience de son erreur (si erreur il y a car tout est une question de point de vue). L’adulte en devenir se responsabilise d’une certaine manière. Les réprimandes rendent de fait celui-ci coupable. La prise de responsabilité et la culpabilité deviennent, sur le long terme, confuses.

Pour être droit dans ses bottes, vous pensez parfois à tort que vous devez justifier chacune de vos décisions et chacun de vos gestes. Ce phénomène se retrouve régulièrement dans le milieu professionnel (même s’il est valable pour d’autres domaines).

Le salarié étant rémunéré pour exercer son activité est quelque fois amené à croire qu’il est corvéable à merci. Certaines hiérarchies en jouent pour obtenir ce qu’elles veulent. Bien sûr tous les employeurs ne réfléchissent pas de la sorte, fort heureusement. Mais il est fréquent de retrouver ce type de situation.

Il ne s’agit pas de faire de la rébellion, juste de prendre conscience de votre valeur.

Étant employé pour un travail, il est normal d’effectuer celui pour lequel vous avez été recruté. Là encore, on ne peut pas non plus vous demander de faire tout et n’importe quoi. Vous avez des devoirs vis-à-vis de votre employeur mais vous avez aussi des droits. Rendre compte à un supérieur hiérarchique fait partie des activités prescrites. Le timing dans lequel vous devez le faire n’est pas toujours fixé. Il est donc primordial de vous mettre d’accord sur le moment du rendu et/ou la date à laquelle faire un point de suivi.

Le risque, si vous ne suggérez pas un cadre ou que votre supérieur a omis de le faire, est d’être sollicité toutes les cinq minutes.

Certains arrivent à passer du coq à l’âne sans difficulté, du moins pendant un temps. Soyons réalistes, vous traitez sûrement plusieurs sujets dans une journée car un emploi est fait d’activités et de tâches à réaliser. À cela, s’ajoute votre vie personnelle. Des personnes vous diront qu’on ne mélange pas vie personnelle et vie professionnelle. Pourtant, nous n’avons qu’un cerveau pour penser à tout cela. Donc bien qu’il nous faille faire la part des choses, dans les faits, cette gymnastique est bien plus complexe qu’il n’y paraît.

Avec tout ce que vous êtes amené à faire, vous êtes donc bien le seul individu à savoir comment organiser votre quotidien, y compris votre travail.

Se justifier lorsque l’on reconnaît soi-même que l’on a commis une erreur fait partie du jeu. C’est d’ailleurs ce qu’on appelle « alerter sa hiérarchie des problématiques rencontrées ». En revanche, cessez de vous justifier chaque fois que vous réalisez la moindre tâche. Vous risqueriez de laisser sous-entendre à votre interlocuteur que le contrôle permanent est une normalité.

Si une tâche non urgente n’a pas été réalisée dans la journée c’est que vous avez une raison. Votre supérieur doit de son côté apprendre à vous faire confiance. La confiance se gagne certes mais il faut aussi laisser à chacun la possibilité de faire ses preuves et cela se fait dans la durée.

Il y a urgence… 

Si les urgences sont traitées en temps voulu, il n’y a donc là aucune culpabilité à avoir.

Il arrive également que l’on vous dise que tout est urgent. Mais dans chaque poste, il est de plus en plus demandé aux agents de savoir prioriser leurs tâches. Si votre hiérarchie estime le faire mieux que vous, laissez-la vous indiquer ses priorités. Ce sera à elle d’en assumer les conséquences et cela vous retirera une épine du pied.

Si vous estimez perdre en autonomie et que les réflexions à votre encontre deviennent insoutenables, vous avez aussi la possibilité de partir. Gardez toujours ceci en tête !

Vos atouts sont les suivants : vous avez été formés et vous connaissez votre travail.

Si vous partez, votre employeur aura des préoccupations supplémentaires. Il lui faudra recruter à nouveau, ce qui prend du temps. À cet instant, il devra répartir votre charge de travail sur vos collègues. Il faudra reformer votre potentiel remplaçant, lui apprendre le travail et l’acclimater à son nouvel environnement.

Si votre employeur n’effectue aucune remise en question, il fera fuir très probablement les suivants.

Fréquemment, c’est la peur de perdre son travail qui fait que vous acceptez la pression. Prenez alors conscience que vous pouvez mettre tout autant de pression à ceux qui vous manage sans ménagement.

Affirmez-vous et les autres vous verront d’un autre œil. Une embauche est un donnant-donnant. Vous faîtes un travail correctement (à vous de juger de ce qui est correct) et l’employeur vous rémunère.

Le recrutement est un commun accord où chacun doit être gagnant.

Comme le disait Bernard Fontenelle, écrivain du 17ème et 18ème siècle : « Ne prenez pas la vie au sérieux ; de toute façon vous n’en sortirez pas vivant. »

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