Inviter l’autre à s’ouvrir pour une meilleure collaboration

Au travail, on dit souvent que moins on n’en dit mieux on se porte. Il y a toujours la crainte qu’une personne se serve de votre récit pour en faire quelque chose de malveillant. Dire que l’on a des problèmes professionnels ou personnels est souvent vu d’un mauvais œil, comme si on voyait là une plainte, un manque de pudeur car les autres s’épanchent peu sur leurs difficultés. Ceux qui s’y sont risqués ont eu leur nom cité dans les bruits de couloir. Comme nous avons pu le voir dans l’article « une rumeur, je fais quoi ? », personne ne passe vraiment au travers des ragots.

Si lors d’un échange timide, vous racontez votre vie personnelle comme professionnelle, sans bien sûr rentrer dans les détails, et sans vous positionner en victime, vous verrez que l’autre aura peut-être l’envie de se livrer davantage sur son parcours.

Il faut donner un peu de soi pour recevoir. Dans une conversation, cela fonctionne très bien. Si vous posez des questions montrant votre intérêt pour l’autre, celui-ci pourra se sentir plus en confiance puisque vous lui aurez ouvert une porte d’entrée. Des relations amicales se créent d’ailleurs bien souvent de cette manière. L’un se dévoile et l’autre s’autorise à en faire tout autant, mettant en lumière leurs valeurs communes. Certains individus peuvent s’en servir pour chercher à vous manipuler, mais en général la supercherie est remarquable si l’on prête attention aux actes quotidiens de la personne. Si celle-ci veut créer un lien spécial avec vous et non avec les autres, c’est probablement qu’une intention malintentionnée se cache derrière. À l’inverse, si cette personne est ainsi naturellement, sa spontanéité peut laisser à penser qu’il y a une recherche de partage sans aucune attente. L’échange est sain et sans risque de voir sauter sa place.

Peut-on se permettre cette « intimité » avec ses employés quand on est manager ? Il y a fort à parier que si un chef partage ses expériences et quelques émotions sans chercher à ce qu’on s’apitoie sur son sort (cette notion est importante), le subordonné ressentira là comme une marque de confiance et il aura probablement, à son tour, envie de se confier. Ce dialogue sur les ressentis peut permettre de désamorcer des rancœurs, des mésententes et recréer une dynamique de groupe car la bienveillance est, à ce moment, de mise.

Vous pouvez-vous adonner à l’exercice sans crainte. Si votre interlocuteur reste fermé, sachez qu’il ne pourra pas faire grand chose de votre récit car lorsque l’on partage son expérience et que cette dernière est assumée, nul ne peut vous déstabiliser. Toutefois, si le cas venait à se produire, vous saurez rapidement que vous n’êtes pas fait pour collaborer ensemble puisque vos valeurs sont diamétralement opposées.

Alors, vous sentez-vous l’envie d’essayer ?

 

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