Maman

Pour écouter le poème, cliquez sur : https://www.youtube.com/watch?v=Fy9k4_1taxY

Maman, Maman, est-ce que tu m’entends ?
Bien que l’on ne soit plus dans le même espace temps, je reste ton enfant.
Ils m’ont dit d’arrêter de t’appeler, qu’à présent tu reposais en paix, mais savent-ils à quel point on s’aimait ?
D’ailleurs, pourquoi parlerais-je au passé alors que toi et moi nous sommes toujours liées.

Quand nous avons su que c’était la fin, je n’ai pas voulu te montrer mon chagrin.
Évidemment, j’avais envie de pleurer, de crier, mais ça n’aurait rien changé car de l’autre côté ils avaient décidé de venir te chercher.
Maman, je n’ai pas eu besoin de te montrer que j’avais le cœur brisé car tu le savais que je cachais ma tristesse pour ne pas t’inquiéter.
Je voulais que tu partes en toute sérénité.
Je te voyais ravaler tes larmes, car tu savais que nous vivions nos derniers instants.
Je te souriais pour que tu comprennes que je n’allais pas partir lâchement.

Je me suis mise à étudier de plus en plus la spiritualité parce que j’avais besoin de comprendre pourquoi nous vivions tant dans l’adversité.
Sais-tu ce que j’ai découvert ?
Qu’il y avait bien des choses inconnues au-delà de cette Terre, ce qui expliquerait pourquoi tout semble éphémère.

Pour m’apaiser, j’ai bu bon nombre de verres de rhum, et puis un jour, j’ai franchi le cap, je suis partie voir une médium.
C’était ma manière de faire mon deuil et ce procédé il fallait que je l’accueille.
J’en ai eu ras-le-bol qu’on me prenne pour une folle et puis je me suis imposée.
Je n’en avais rien à faire de ce que les autres pouvait penser, tant que de toi je pouvais me rapprocher.

L’entremetteuse qui nous a permis de communiquer m’a indiqué que si une abeille venait sur moi se poser, sans nul doute c’était toi qui me signifiait que tu étais à mes côtés.

Un jour, du travail je suis rentrée.
J’avais envie de marcher.
J’ai senti quelque chose sur moi, je n’ai pas vraiment regardé et j’ai continué d’avancer.
Arrivée, ma veste je l’ai retirée, et là, je l’ai vu cette abeille, elle était sur moi et j’ai tout de suite su que c’était toi.

Tu sais Maman, même si certains me prennent pour une illuminée, tout ce qui compte à mes yeux, c’est de savoir que de toi je suis accompagnée.

J’ai encore du chemin à faire, mais quel bonheur de t’avoir comme douce conseillère.
Je te promets de tout faire pour te rendre fière, c’est pour cela que chaque jour je t’envoie mes plus belles prières.

Maman, tu es mon étoile qui brille au firmament.

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